Alors qu’il s’occupait d’un cas de divorce, un juge a cru bon d’envoyer à l’épouse une demande d’amitié sur Facebook.
Alors qu’il s’occupait d’un cas de divorce, un juge a cru bon d’envoyer à l’épouse une demande d’amitié sur Facebook.
«You have a new friend request.» Pour ce couple de Floride, ce procès ressemblait à un divorce comme tant d’autres. Jusqu’à ce que le juge en charge du dossier prenne la liberté de demander en amie la femme sur le célèbre réseau social.

Le divorce conflictuel n’ayant toujours pas été réglé, l’épouse hésite, mais finit par ignorer la demande, rapporte InternetCases ; si le juge tranche en sa faveur, elle craint que son mari ne lui reproche cette relation Facebook.

Finalement, c’est le mari qui a obtenu gain de cause dans le règlement du divorce. Outrée, Madame a alors demandé l’annulation de la décision judiciaire, mettant en avant la demande inopportune du juge.

La cour d’appel lui a donné raison : le juge aurait du se retirer de l’affaire après avoir demandé l’épouse en amie, ou mieux, ne pas envoyer cette requête Facebook du tout.

«L'apparence de partialité doit être évitée. Il est de la responsabilité des juges de placer des bornes dans leur comportement, pour éviter des situations telles que celle présentée dans cette affaire.»

En effet, il n’y avait pas d’alternatives possibles : si la femme acceptait la demande Facebook, son mari pouvait à juste titre contester la décision, jugée impartiale du fait de cette nouvelle amitié sur le réseau social.

Mais en refusant ou ignorant la demande, comme elle l’a fait, l’épouse est également dans son droit en dénonçant une décision biaisée, le juge ayant pu être vexé d’avoir été virtuellement repoussé. Pas facile de gérer sa vie sociale en ligne...

Car même si «une amitié sur Facebook ne signifie pas nécessairement l'existence d'une relation proche», la cour tranche que l’épouse a fait état de «faits qui créeraient chez la personne raisonnablement prudente une crainte bien-fondée de ne pas avoir un procès juste et équitable».

Le divorce devra donc être de nouveau jugé. Le couple ne doit pas «liker»...